Une attraction naturelle fait le plein chaque année de touristes, dans la province de Liège : les grottes de Remouchamps.
Visitées depuis presque un siècle par les touristes belges et européens, les grottes de Remouchamps permettent aux amateurs du genre d’admirer la beauté souterraine de ce patrimoine géologique incontournable en Wallonie, notamment grâce à un éclairage sublimant ce décor naturel. A pied puis en barque, les visiteurs seront subjugués par cette exploration semblant se dérouler hors du temps.

Un trésor géologique en Belgique

Situées sur la commune liégeoise d’Aywaille, les grottes de Remouchamps se nichent au coeur de trois régions géologiques : la Calestienne calcaire, le Condroz de grès, ainsi que l’Ardenne schisteuse. Agées de plus d’un million d’années, elles se sont creusées dans le calcaire, et sont traversées par le Rubicon, rivière souterraine provenant de la vallée des Chantoirs. S’engouffrant sous terre entre les communes de Deigné et Louveigné, elle ne réapparaît à la surface qu’à son confluent avec la rivière Amblève.

Une navigation souterraine d’exception

Les grottes de Remouchamps possèdent la plus longue navigation mondiale souterraine : la partie supérieure de sa galerie, longue de 1200m, s’effectue à pied, dans une température ambiante oscillant entre 8 et 10°C. La galerie inférieure, en partie immergée, s’effectue quant à elle en barque plate, qui se faufile sous l’arche naturelle du pont des Titans. Les niphargus, petites crevettes dépigmentées, peuvent être admirées dans cet environnement unique. Ce haut lieu du tourisme belge, surnommé “la merveille des merveilles”, en raison de ses dépôts cristallins de calcaire qui ornent les grottes, attire ainsi des milliers de touristes chaque année.

Une visite spectaculaire

Les visites guidées (en plusieurs langues), s’effectuent à pied pour l’aller, puis en barque pour le retour. Elles permettent d’admirer de nombreuses salles et galeries naturelles, creusées par l’érosion de l’eau et du calcaire. Au gré de la visite, le touriste émerveillé pourra ainsi admirer la galerie du précipice (la salle d’entrée), la salle des ruines puis la salle de la draperie (où l’eau de pluie ruisselante dépose des cristaux, qui illuminent les voûtes et parois rocheuses), mais également la salle de la Vierge et ses fossiles de stomatopores (animaux marins datés de 350 millions d’années) au plafond ou encore la grande galerie et ses successions de bassins, le Labyrinthe ainsi que son arche naturelle, et enfin le fameux Palmier, colonne reliant une stalactite à une stalagmite, formant un végétal au milieu de la rivière.

Plus d’informations sur les parcs nationaux comme le “Parc de Furfooz” ici.

Source photo: Raphael Quinet/flickr.com