tourisme-blog - weltraumIl avait fait scandale en 2001 lorsque Denis Tino avait passé 7 jours dans l’ISS, la station spatiale internationale, réalisant ainsi le premier voyage touristique dans l’espace. Mais où en est le tourisme spatial aujourd’hui ?

Le septième et dernier voyage orbital a été réalisé en 2009 pour le canadien Guy Laliberté pour la modique somme de 35 millions de dollars. C’est à cette date que l’agence spatiale russe annonce qu’aucun autre voyage touristique vers l’ISS ne sera effectué. En effet, la nouvelle politique spatiale a établi le nombre d’astronautes sur l’ISS à trois, ne laissant plus de places dans le vaisseau Soyouz pour un potentiel touriste. La NASA a quand à elle subit des coupures de budget trop importantes pour prendre en charge cette activité. De plus, les agences spatiales, ne souhaitant pas que l’ISS devienne un lieux touristique, refusent qu’un opérateur privé s’y amare.

Le voyage orbital connait également d’autres contraintes. En plus de la somme phénoménale à débourser, un entrainement de plusieurs mois est nécessaire pour compenser les 12 années d’études et 5 ans d’entraînement des astronautes professionels.Cela signifie que le potentiel intéressé doit se libérer de toute obligation pendant cette période mais monopolise également du personnel pour sa formation et des moyens importants (simulateur de force centrifuge, simulateur d’apesanteur …)

D’autres moyens techniques sont également à mentionner. La navette utilisée doit atteindre la vitesse de satelisation de 27 800km/h pour rentrer en orbite et atteindre les 370 km d’altitude où se situe la station spatiale.

Tant de conditions qui rendent les voyages orbitaux à vocation touristique disponibles seulement pour une minorité richissime et via les agences gouvernementales.

Qu’à cela ne tienne. Les entreprises privées se bousculent pour proposer le voyage suborbital, variante beaucoup plus abordable du tourisme spatial. Il s’agit pour la navette d’atteindre la limite de l’espace, fixée conventionnellement à 100 km d’altitude, permettre aux passagers de vivre 3 minutes d’apesenteur avant que le poids de l’appareil ne ramène l’équipage sur terre.

Space Adventure inogura le crédo et fut le premier à proposer les voyages suborbitaux, suivi de près par l’agence Virgin Galactic créé par le désormais célèbre Richard Branson ou encore dernièrement l’entreprise francaise Dassault. Mais une quinzaine d’entreprises s’agitent pour développer la technologie nécessaire. La première qui y parviendra réalisera ainsi le premier voyage suborbital et satisfera les milliers de touristes suceptibles de dépenser entre 100 et 200 milliers de dollars pour leurs vacances hors-normes.

En 2011, auncune entreprise n’a commencé ces voyages spatiaux. Les tests sont toujours en cours. Cela n’empêche pourtant pas les bureaux de réservation de s’ouvrir.

Mais la course touche à sa fin. Le SpaceShipTwo, le vaisseau de l’entreprise Virgin Galactic effectue les derniers tests et prévoit son premier voyage pour l’année prochaine. Les 220 000 dollars n’ont pas fait reculer les 400 personnes qui ont d’ores et déjà réservé un vol.

Le tourisme spatial devient donc une réalité de plus en plus accessible. Après tout, il y a 50 ans, le billet d’avion Paris-New York coûtait plusieurs mois de salaires.

Source photo : kathrin_gaisser / flickr.com